A mes amis de la
fédération du conseil et
de l’ingénierie
Par Zaki SEKKAT
Docteur Ingénieur en
Génie Civil |
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Jeudi 29 Décembre 2005 |
Malgré
son hétérogénéité, le bureau élu
récemment lors de la dernière
assemblée à rabat a au moins le
mérite de rassembler autour de la
table toutes les composantes de
l’ingénierie professionnelle
marocaine.
Au vu des divergences de différents
courants, établir d’action ne sera
pas aisé. Toutefois, je me permets
avec toute modestie ; de formuler
quelques recommandations.
Initier une réflexion approfondie
sur l’application de la loi sur la
libre concurrence votée à l’époque
du gouvernement et yousséfiste. Ce
texte est aujourd’hui mal appliqué
(pour ne pas dire qu’il ne l’est pas
du tout. A mon sens, il faudra
veiller à réguler son application
afin de ne pas asphyxier
l’ingénierie marocaine émergeante,
notamment les petites structures en
difficulté qui seront les premières
menacées après l’application des
accords de libre-échange. Les
grandes structures d’ingénierie
nationales n’auront d’autre choix
que s’aligner ou s’allier à ces
majors mondiaux qui proposent des
services clés en main, y compris
l’exploitation et la maintenance.
Nous devons aussi nous battre pour
obtenir l’extension de l’application
de cette loi à d’autres corps
professionnels dans l’acte de bâtir.
Après la catastrophe d’Al Hoceima,
beaucoup de travaux ont été
accomplis mais restent vagues et
d’application difficile. Il me
semble que le bureau élu doit
focaliser sur la vulgarisation et la
bonne application du code du génie
parasismique voté en 2000 par le
parlement après de longues années de
débats, et une étonnante hibernation
de nos universités et écoles
d’ingénieurs dont le rôle n’est pas
de fabriquer des diplômés à la hâte,
souvent non qualifiés pour
l’exercice professionnel, mais aussi
d’engager des recherches appliquées
et projets scientifiques à proposer
aux instances compétentes.
Par ailleurs, l’établissement d’un
code déontologique ou un règlement
intérieur engageant les bureaux
d’études (BET) et les laboratoires
est d’une nécessité absolue pour
être accompagné d’une réelle volonté
de sanctionner tout manquement
professionnel. Ce document doit
aussi clarifier le rôle et les
responsabilités de chaque acteur :
géotechnicien, concepteur,
laboratoire et aider à combattre le
phénomène grandissant des
signataires.
Tout ce processus doit se faire avec
l’esprit de dialogue et non
D’affrontement. Une solution juste
et équitable doit être recherchée
auprès des instances concernées avec
nos amis les architectes partenaires
et acteurs incontournables dans
l’acte de bâtir.
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Retrouvons nos
fondamentaux
Sur l'acte de
bâtir au Maroc, l'un des
héritages les plus
importants laissés par
Feu Hassan II concernant
la profession du génie
civil, est sans aucun
doute la structuration
d'une administration le
ministère de
l'équipement doté d'une
ingénierie
administrative et
technique des plus
solides et reconnue sur
un plan international.
Ce ministère a réalisé
une infrastructure de
base que ce soit en
barrages dans les
périmètres irriguées,
axes routiers, etc.
Alors ingénieur de
recherche au laboratoire
public d'essaie, j'ai eu
l'honneur de participer
à certains projets. Je
citerai entre autre le
barrage Al Wahda dans la
région Fès-Ouazzane et
les difficultés
géotechniques
rencontrées au moment de
sa réalisation.
En ce qui concerne
l'architecture, il n'y a
qu'à se souvenir du
discours historique de
Feu Hassan II à l'Ordre
des architectes, dans
lequel il avait parlé de
la défiguration qui
commençait à menacer nos
villages et villes. Des
rectangles et carrés
avec des tans de
matériaux artificiels:
bétons, verrerie et
aciers ignorant et ne
reflétant aucun
savoir-faire local ou
passé de notre histoire;
l'absence totale du
cachet civilisationnel
de l'histoire.
Vingt ans après, ce
constat se concrétise à
en juger par le
"phénomène" des riads,
notamment à Marrakech ou
encore notre savoir
artisanal à l'export. |
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