|
|
Le
tremblement de terre
constitue la
catastrophe
naturelle la plus
destructive,
imprévisible et
soudaine par
excellence. Le Maroc
a enregistré le mois
dernier une forte
secousse dont le
centre était la
ville de Kénitra.
Bien que le risque
de présence
d’activité sismique
soit cerné et
correctement défini
par les |
géologues sismologues et ce dans
toutes les régions du monde ; la
prédiction dans le temps et
l’espace des aléas sismiques
ainsi que leur intensité n’est
toujours pas possible
aujourd’hui et échappe au
formalisme scientifique.
48 tremblements au Maroc
Notre pays est connu pour son
instabilité sismique. Du
neuvième siècle à nos jours,
quarante-huit séismes sont eu
lieu, provoquant différents
dégâts parfois très importants
touchant de nombreux, voire la
totalité des édifices et la
région affectée et entraînant
des pertes en vies humaines se
comptant parfois par milliers.
Le territoire marocain
appartient au plissement alpin
et occupe une position de
charnière où siègent des
interactions et collision
résultats des rapprochements
contre les plaques africaines et
eurasiennes. Ainsi, le système
des Atlas du Maroc, les chaînes
du Haut et du Moyen Atlas, du
Rif sont des régions
sismotectoniques actives du
nord-ouest de l’Afrique.
Les épicentres des séismes
enregistrés au pays montrent que
les zones sismiques marocaines
se trouvent principalement dans
le Rif, le Moyen Atlas et les
régions du Haut Atlas de
l’ouest, Toutefois, les séismes
ayant eu lieu récemment au
Maroc, dans les régions réputées
pur leur stabilité sismique
prouvent la nécessité de mettre à
jour le zonage sismique.
Néanmoins, l’intérieur du pays
et notamment la Meseta sont
moins vulnérables que le nord,
et principalement le Rif dont la
structure géologique est
chahutée et défavorable
permettant l’amplification des
ondes sismiques dont
l’accélération peut être estimée
à 0,5 g en cas d’occurrence.
Il s’agit donc pour chaque
citoyen marocain de se
convaincre de cette réalité du
risque sismique qu’il doit
côtoyer, de proches à en vivre
l’épreuve tout en réduisant les
risques et dégâts. Nous devons
donc apprendre à :
- - nous préparer avant le
séisme ;
- - nous protéger pendant le
séisme,
- - réagir après le séisme
Tout d’abord, que peuvent être
des effets d’une secousse
sismiques ?
Allant de la peur, la terreur
psychologique et la panique en
cas de secousse de faible
intensité; le spectacle
qu’offre une forte secousse qui
peut être d’énergie inégalée
n’est que dévastation,
désolation et chaos.
De par le monde, au dernier
siècle passé, 2 millions de
personnes ont péri suite à des
tremblements de terre ravageurs.
Si la chance de survie des
populations et des dégâts minimas
est inégale entre les pays en
voie de développement et les
pays avancés eu égard à la
qualité de construction et aux
techniques parasismiques
présentes dans un cas et
absentes dans l’autre, la
complexité des grands centres
urbains, leur forte densité
démographique rendent tout de
même vulnérables toutes les
grandes cités situées dans un
rayon de forte sismicité.
Aujourd’hui, la terre compte 600
millions de personnes habitant
des zones à risque sismique
élevé.
Au-delà des édifices qui doivent
résister à des chocs et
vibrations de quelques secondes,
voire quelques minutes, ce sont
les conduites de gaz qui peuvent
être sectionnées les câbles
électriques rompus provoquant
des incendies et tempêtes de feu
qui attisent les flammes, des
conduites d’eau éclatées
empêchant les services
d’urgence de s’approvisionner
pour faire face au cataclysme.
Parmi les effets secondaires
d’une secousse existe aussi le
risque du raz-de-marrée quand le
fond marin est secoué et déplace
une grande passe d’eau. Durant
la secousse, les êtres vivants
ne sont à l’abri ni à
l’intérieur des bâtiments ni à
l’extérieur :
- - Projection des objets et
contenus dans les logements vers
tous les sens;
- - Chutes et pluies de
verre des baies vitrées des
immeubles florissant dans les métropoles ;
- - Chutes des poteaux et
câbles électriques et risques
d’électrocution ;
- - Déchirure et ouverture
du sous-sol et engloutissement
de tout ce qui est dessus ;
- - Ecroulement des routes,
viaducs, ou vrages d’art et
obstruction des voies empêchant
les secours de parvenir aux
lieux des sinistrés.
- Finalement, tous ces
phénomènes peuvent interagir et
constituer ainsi un cercle
vicieux terriblement meurtrier.
Compte tenu de la gravité du
sujet, du caractère de sécurité
durabilité et pérennité des
biens et des personnes , les
questions posées aux
gouvernements concernés par une
probabilité de la survenue de la
catastrophe restent souvent sans
réponse convaincante tant la
stratégie à mettre en œuvre est
compliquée et coûteuse. En
effet, le comportement quotidien
ponctuel occulte et l’emporte
toujours sur celui global et la
vision d’une telle éventualité.
Toutefois, se prémunir contre
une telle catastrophe naturelle
pour en réduire les effets
néfastes et un devoir, une
responsabilité pour chaque
opérateur décideur,
gestionnaire, autorité locales
et centrales, ONG et société
civile, etc.
Dans ces perspectives, nous
livrons ci-dessous quelques
idées et axes stratégiques à
mettre en œuvre pour faire face
à une telle catastrophe et en
réduire les effets fortement
négatifs.
Ainsi, les nouvelles
constructions doivent intégrer
les conceptions parasismiques et
une action de renforcement et de
sauvegarde du patrimoine
existant doit être entamée. A
titre d’exemple, tous les
hôpitaux devraient être bâtis
selon les règles parasismiques
au risque de les voir s’écrouler
au moment où l’on en aurait le
plus besoin. Ce qu’il faut
savoir c’est que les techniques
parasismiques existent, sont
bien rôdées et ont prouvé
efficacité dans différents pays.
Seulement, ils greffent un coup
supplémentaire sur les projets
de construction (fondations
profondes, fondations flottantes
amortissant chocs et vibrations,
contreventement, éloignement de
la fréquence de résonnasse,
dispositions contre la
liquéfaction des sols, etc.).
|
Aucune réglementation
parasismique
|
|
Sachant
que le Maroc ne possède
pas de réglementation en
génie parasismique, que
les constructions dans
les régions reconnues
sismiques se font encore
aujourd'hui sans tenir
compte des règles de
l'art de génie
parasismique (Hoceïma,
Errachidia, Tétouan,
Erfoud, etc.) sauf à
Agadir mais avec des
données incomplètes; il
y a lieu d'établir le
code national de génie
parasismique respectant
le degré du risque
sismique dans chaque
région. Des commissions
nationales doivent être
constituées regroupant
des personnalités
scientifiques,
gestionnaires et
décideurs autour des
thèmes suivant:
- Sismologie et géologie
sismique;
- Génie parasismique;
- Vulnérabilité et
gestion des risques
sismiques.
|
Les gestes qui peuvent
sauver
Si
vous êtes à l'extérieur
d'un immeuble, restez
dehors;
Si vous êtes à
l'intérieur d'un
immeuble, restez dedans.
Les blessures se font
plus importantes quand
les gens fuient, c'est
la panique!
A l'intérieur d'un
immeuble:
- Eloighez-vous des
meubles;
- des objets
susceptibles de tomber.
A l'extérieur d'un
immeuble:
- éloignez-vous de la
mer, des poteaux
électriques, baies
vitrées, ponts ou
ouvrages suspendus.
En cas d'alerte et/ou
pour se préparer à
d'éventuelles répliques,
nous livrons ci-dessous
des consignes simples et
recommandations à
exécuter:
- Remplacez les objets
lourds suspendus
au-dessus de votre lit
par de plus légers;
- contrôler souvent
votre toit et votre
cheminée, vos tuiles
doivent être attachées
correctement;
- amarrez votre chaudière
avec des attaches
métalliques;
fixez correctement au
mur les meubles hauts et
lourds;
mettez les objets
fragiles dans des lieux
sûrs et bas;
- éloignez les objets
lourds et ceux sur
roulettes des issues;
- mettez des loquets aux
portes des armoires pour
les empêcher de
s'ouvrir;
- repérer les
disjoncteurs électriques
et les robinets d'arrêt
de gaz et d'eau pour
pouvoir les atteindre et
fermer rapidement en cas
d'urgence.
|