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La gestion des
ordures ménagères
telle que menée
actuellement, est
défavorable au
développement
socio-économique du
Maroc. Cela provient
d’une part de
l’accroissement
important qu’a connu
la démographie et la
mutation enregistrée
au niveau des modes
de consommation.
D’autre part cette
situation résulte de
l’urbanisation
galopante que
connaît le royaume. |
En effet, en l’absence des
règles techniques et d’un
minimum de dispositions
protectrices, les sites des
décharges affectent à la fois la
santé des populations et les
ressources naturelles. A ce
niveau l’exemple des nappes
phréatiques et oueds, sont les
plus édifiants. L’eau en
présence réagit avec les ordures
ménagères. On assiste à des
réactions biologiques et
chimiques, puis la formation des
complexes polluants, notamment
les lixiviets et émissions de
biogaz dans l’atmosphère. Ceci
produit une perturbation de
l’environnement immédiat de la
décharge (ordures nauséabondes,
prolifération des microbes,
vermines et rongeurs), qui peut
s’étendre sur plusieurs
kilomètres selon l’intensité et
la force des vents dominants.
Signalons aussi l’activité
économique et anarchique de
personnes qui s’installent dans
les décharges. Elles véhicules
en s’y introduisant, diverses
sources de contamination par des
microbes et agents bactériens
dévastateurs : Il en résulte la
propagation d’épidémies dont les
plus fréquentes s’attaquent à la
peau et à l’appareil
respiratoire de l’homme.
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Des emplacements mal
choisis
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L'ampleur
du problème des
décharges réside dans la
multitude des dépotoirs
intermédiaires et
sauvages éparpillés sur
tout le périmètre
urbain. Nous citons à
titre d'exemple la
vallée de l'oued Akrach.
Ce site
géomorphologiquement
remarquable est devenu
un véritable dépotoir et
égout à ciel ouvert. On
peu aussi évoquer la
côte entre Kénitra et
Jorf Lasfar qui s'est
transformée par endroit
en dépotoir au lieu
d'être aménagée en site
touristique balnéaire
pouvant valoriser la
région.
De plus, la plupart des
villes marocaines ne
sont pas dotée de
décharge publiques
contrôlées. L'entrée de
certaines villes offre
un spéciale désolant.
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Aussi l’accès aux décharges doit
il être réglementé. Celles-ci
doivent être munies de clôtures
et d’un grillage d’une hauteur
suffisante afin de limiter
l’envol des papiers et des sacs
en plastique. Certes les
responsables des communes
urbaines envisagent toujours de
nouveaux lieux plus adéquats,
mais le passage à l’acte prend
du temps.
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Un système de collecte
adéquat
Précollecte,
collecte au
porte-à-porte... le
ramassage des ordures et
leur transoport varient
en fonction des
quartiers et de leur
infrastructure. Ainsi,
dans les médinas (villes
anciennes), la collecte
est manuelle. Ce type de
site exigerait un
personnel beaucoup plus
important pour obtenir
le même niveau de
propreté qu'une rue
carrossable. Les
situations sont
variables et en général
les moyens sont divers:
tinettes, caissons,
charrettes. Il faudrait
une étude approfondie
pour déterminer le
niveau de service du
quartier. En ville
nouvelle, la collecte
est entièrement
mécanisée. Mais le
nombre de véhicules
utilisés reste
insuffisant. Par
ailleurs les teneurs en
eau (humidité) des
ordures ménagères au
Maroc dépassent 50% et
l'utilisation de camions
à bennes tasseuses
produit un jus
nauséabond qui vient
maculer la chaussée.
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Force est de reconnaître qui
après la lettre royale de Feu
Hassan II du 30 octobre 1996
adressée au ministère de l’Etat
à l’Intérieur, le problèmes a
été pis en considération et
quelques mesures en vu le jour.
On relève notamment de temps à
autre des campagnes de collecte
des ordures qui passement les
quartiers des villes avec la
participation des citoyens et
ce, à l’initiative du Ministère
de l’Environnement, des Wilayas
et provinces, des entreprises
privées et ONG. Cependant, la
croissance démographique,
l’urbanisation galopante et le
développement économique se sont
traduits par une production
massive et croissante des
déchets urbains, ce qui n’a pas
permis l’éradication du fléau,
les moyens étant souvent
limités.
Quant aux opérations
d’incinération, elle
s’effectuent au sein du tissu
urbain et plus précisément dans
les lots de terrains abandonnés,
des espaces verts non
réhabilités et parfois même à
coté des trottoirs.
Les conséquences et atteintes à
l’environnement sont
nombreuses :
- - dégagement de fumées
toxiques et polluantes de l’air.
- - Mobilisation des
sapeurs-pompiers suite aux
fausses alertes.
Une mauvaise image du pays
au-delà des frontières. Le
principal vecteur de cette image
est le touriste étranger, qui
est généralement averti et
sensibilisé aux questions des
l’environnement. Finalement le
phénomène d’incinération ne peut
s’expliquer que par le manque de
moyens de transport jusqu’au
site d’incinération qui doit se
trouver près de la décharge.
Par ailleurs le résultat de
notre enquête réalisée en 1998
dans les villes de Tanger,
Marrakech et Safi démontre que
la production annuelle de
déchets au Maroc est estimé à
près de 8 millions de tonnes.
Elle se caractérise par un taux
de collecte avoisinant les 80%,
une mise en décharge contrôlée à
hauteur seulement de 5% et un
taux de recyclage et
récupération ne dépassant pas
les 15%.
Aussi ces déchets sont-ils
composés à hauteur de 70% de
matières organiques, 20% de
papiers et carton et 10% des
différentes matières.
En résumé force est de
reconnaître que les problèmes
se posent au terme de:
- Insuffisance de la collecte,
du traitement, recyclage et
d’élimination des déchets
ménagers, industriels et
matériaux.
- Absence de décharges
contrôlées dans la plupart des
villes marocaines.
Risque d’incendie, asphyxie et
explosion dans certains
dépotoirs proches des
agglomérations.
Développement des vermines,
rongeurs, poussière et ordures
nauséabondes qui peuvent être à
l’origine des maladies
infectieuses et allergiques :
Nuisance à l’épanouissement des
cultures (perte de fertilité du
sl).
Pollution et altération de la
qualité des eaux superficielles
et profondes.